Deux innovations, licenciées par la SATT Aquitaine à des entreprises spécialisées, vont permettre de franchir un cap dans les traitements mini-invasifs

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21 janvier 2020

La chirurgie mini-invasive s’est considérablement développée ces dix dernières années, grâce notamment aux progrès de l’imagerie médicale. La radiologie interventionnelle, par exemple, permet d’atteindre très précisément une cible ou une lésion située à l’intérieur de l’organisme, pour effectuer un acte diagnostique ou thérapeutique. Celui-ci se réalise sous contrôle de l’imagerie, via les vaisseaux, les voies naturelles ou directement à travers la peau, à l’aide d’aiguilles. 

Spécialisée en radiologie interventionnelle assistée par ordinateur, la société grenobloise IMACTIS s’est rapprochée d’Aquitaine Science Transfert pour commercialiser une solution innovante développée par des chercheurs de l’Institut de Mathématiques de Bordeaux (université de Bordeaux, Bordeaux INP, CNRS). Il s’agit d’un logiciel permettant d’estimer, à partir d’images hétérogènes, le déplacement d’organes présents dans le champ de vue de l’écran durant l’intervention. Un pas dans l’amélioration de la précision et la sécurité du geste du radiologue interventionnel lors de procédures mini-invasives.  « Le travail très performant de l’équipe de Bordeaux est dans ce domaine un élément primordial des progrès visés », explique Georges Tabary, président d’Imactis.

Utilisant de longs tubes flexibles pour de se rendre à l’intérieur du cœur, l’intervention par cathéter est également une autre pratique de référence mini-invasive dans le traitement des anomalies du rythme cardiaque : elle ne nécessite ni anesthésie générale, ni arrêt du cœur. Ces arythmies ventriculaires sont un problème majeur de santé publique, en grande partie responsables des 50 000 décès par mort subite observés chaque année en France. 

Dans le cadre de recherches menées au sein de l’IHU Liryc, du CHU de Bordeaux et de l’université de Bordeaux, un nouveau logiciel de détection automatique des signaux électriques anormaux a pu être développé. Il permet d’établir une cartographie 3D locale de l’activité ventriculaire anormale. L’entreprise américaine Abbott et la SATT Aquitaine Science Transfert ont signé un contrat de cession pour l’intégration du logiciel dans les systèmes de cartographie électro-physiologique d’Abbott. Il permettra de simplifier et standardiser ces interventions mini-invasives en offrant un guidage automatisé en temps réel.

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