Concours i-PhD 2019 : les Jeunes Docteurs du Réseau SATT en force

Partager sur facebook Partager sur twitter Partager sur linkedin Partager sur google+
07 février 2020

Lancé par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en partenariat avec Bpifrance, en juillet 2019, le concours d’innovation i-PhD récompense aujourd’hui 29 jeunes Docteurs aux projets jugés particulièrement prometteurs pour favoriser le développement d’innovations Deep Tech. Parmi les lauréats, 21 sont des jeunes chercheurs accompagnés par les membres du Réseau SATT, et 4 ont été distingués par un Grand Prix.

La première édition du concours i-PhD s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de faire de la France un pays leader en matière d’innovation de rupture et complète le plan Deep Tech qui fixe pour objectif de doubler en cinq ans le nombre de start-up issues de la recherche publique. Chaque lauréat du concours bénéficiera en effet d’un accompagnement spécifique pour développer son parcours entrepreneurial : du mentorat en passant par la formation.

Pour les 21 jeunes chercheurs lauréats issus du Réseau SATT, ce concours vient renforcer l’accompagnement proposé par les membres du réseau, leur expertise et leur investissement dédié au développement de nouveaux produits, technologies ou services à partir des résultats de leurs travaux de recherche. En leur apportant de la visibilité, du réseau et une approche de découverte de l’écosystème US, le concours i-PhD s’inscrit en totale complémentarité avec les différents programmes dédiés aux Jeunes Chercheurs développés par les SATT depuis quelques années, destinés à non seulement sourcer ces jeunes talents prometteurs, mais également à financer leur projet tout en les formant à la création d’entreprise. L’articulation des actions territoriales portées par les SATT et des actions nationales portées par Bpifrance en faveur de l’émergence de startup Deep Tech porte ses fruits.

 

>>> Consulter le communiqué de presse <<<

 

Les 4 Grands Prix accompagnés par le Réseau SATT

ALICE & BOB – Théau Peronnin – PULSALYS

Le projet Alice&Bob est de développer, conjointement avec les laboratoires de l’ENS Paris, l’ENS de Lyon, les MinesParistech, l’INRIA et le CEA Saclay, un ordinateur quantique universel sans erreur et de vendre sa puissance de calcul en tant que service. Les ordinateurs quantiques promettent d’accélérer exponentiellement la puissance de calcul pour de très nombreux problèmes tels que la simulation chimique, l’algèbre linéaire, les simulations par éléments finis, les problèmes d’optimisation, et l’intelligence artificielle. Jusqu’à présent, les erreurs quantiques étaient la principale barrière au développement de ces ordinateurs. Le bit quantique de Chat, développé par ces laboratoires, résout ce défi en intégrant une correction autonome d’erreur. Aussi, ce bit est le premier à permettre d’effectuer l’ensemble des opérations logiques nécessaires pour construire un ordinateur quantique universel d’ici 3 à 5 ans. Alice&Bob protègera sa technologie par le dépôt systématique de brevets tout en continuant à publier ses résultats scientifiques forts pour attirer les talents nécessaires à sa croissance.

BONE STREAM – Mikhael Hadida – PULSALYS

Bone STREAM a pour but de concevoir et valider un système permettant la culture in vitro de modèles de tissu osseux. La structure du dispositif permet de contrôler les paramètres mécaniques, et le système permettra de récupérer des données clés en temps réel. Les retombées directes sont une réduction drastique du coût, du temps et du poids éthique de la recherche, notamment dans les applications suivantes :

  • le développement de thérapies avancées ;
  • l’aide à la fabrication de greffons osseux vivants pour des applications en médecine régénérative ;
  • le criblage de molécules ostéo-actives ou anticancéreuses en remplacement des modèles animaux ;
  • l’intégration d’un modèle de tissu osseux aux systèmes « body-on-chip » en cours de développement, récapitulant de façon exhaustive la physiologie humaine.

GLYCOFLU – Emeline Richard Millot – LINKSIUM

Le projet GlycoFlu vise à mettre sur le marché une nouvelle génération de médicaments anti-grippaux. La grippe est un enjeu de santé publique majeur, toutefois les deux seuls antiviraux actuellement sur le marché présentent des limites notables notamment en termes de résistance et le vaccin saisonnier n’est pas toujours efficace. Il y a donc un besoin urgent de nouveaux médicaments pour contrer le virus. GlycoFlu souhaite développer une nouvelle génération de médicaments antigrippaux administrables par voie orale (aérosols) avec des potentiels de valorisation multiples : grippe humaine ou aviaire, et avec des applications aussi bien prophylactiques que thérapeutiques.

SON – Pierre-Emmanuel Doulain – SAYENS

90 % des transformations chimiques en milieu industriel utilisent des catalyseurs pour la fabrication de produits chimiques en grande quantité. SON propose une solution originale et complète pour améliorer les procédés catalytiques. Le coeur de cette solution est le développement de nouveaux nanocatalyseurs magnétiques. Ces derniers offrent l’avantage d’une meilleure performance de catalyse, d’une chimie moins polluante mais surtout d’une récupération facilitée et leur réutilisation pour une nouvelle catalyse.

Newsletter