Médaille de l’innovation du CNRS 2019 : Les quatre chercheurs récompensés sont engagés dans des aventures Deep Tech avec les SATT

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11 décembre 2019

Décernée par le CNRS depuis 2011, la médaille de l’innovation honore des femmes et des hommes dont les recherches ont conduit à une innovation marquante sur le plan entrepreneurial, technologique, thérapeutique ou social, illustration de l’excellence de la recherche scientifique française. Elle honore aujourd’hui quatre chercheurs accompagnés par les SATT. Projecteurs.

Les quatre chercheurs lauréats cette année recevront leurs Prix lors de la cérémonie organisée à Paris par le CNRS le jeudi 12 décembre. Ane Aanesland, Vance Bergeron, Orphée Cugat et Livio De Luca, ont comme point commun d’être tous impliqués dans des projets de valorisation ou de création de start-ups soutenues par une SATT (Sociétés d’Accélération du Transfert de Technologies). L’occasion de revenir, à travers leur parcours, sur le rôle déterminant des SATT dans la création d’innovations technologiques :

 

  • Ane Aanesland, la SATT Paris-Saclay a accompagné de 2016 à 2018 le projet Miniature issu du CNRS et de l’École polytechnique. Grâce à une technologie de rupture, le projet Miniature propose une nouvelle génération de propulseur électrique pour petits satellites afin d’adresser le marché du new space. C’est en 2017, après une période de maturation, que la start-up ThrustMe voit le jour avec pour CEO Ane Aanesland et pour CTO Dmytro Rafalskyi. Cette entreprise a déjà réussi un premier lancement satellitaire le 3 novembre 2019, preuve de la capacité d’être à la fois chercheur et entreprene

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  • Vance Bergeron : devenu tétraplégique à la suite d’un accident, Vance Bergeron, physicien et directeur de recherche CNRS au Laboratoire de physique de l’ENS de Lyon, a lancé le projet Circles avec son ancien doctorant Amine Metani, aujourd’hui ingénieur de recherche dans l’équipe. Circles a pour objectif de développer des équipements sportifs (vélos et rameurs) dédiées aux personnes en situation de handicap moteur qui redonnent du mouvement aux membres paralysés grâce à électrostimulation fonctionnelle. Ces dispositifs seront à disposition dans des centres de réadaptation fonctionnelle et à des salles de sport. PULSALYS a soutenu le projet dès son origine en accompagnant les 2 chercheurs dans toutes les dimensions du développement de l’innovation : aspects techniques, stratégie de propriété intellectuelle, analyse du marché, proposition de valeur et construction de l’équipe. PULSALYS a investi dans le développement technico-économique des produits et dans la recherche d’un CEO pour la start-up. Le binôme chercheur – entrepreneur aujourd’hui constitué suit le programme d’incubation et de formation de PULSALYS afin d’aboutir à la création d’une startup dans les mois à venir.

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  • Orphée Cugat : Orphée Cugat est à l’origine de la start-up Magia Electronics, qui utilise le magnétisme dans le domaine médical pour révolutionner les analyses biologiques. La technologie a été développée et financée lors d’une phase de maturation chez Linksium; le business model a été élaboré et l’équipe constituée lors de l’incubation à la SATT Linksium. Co-fondée par Linksium, la société Magia Diagnostics a levé 1 million d’euros fin 2018. Toujours dans le magnétisme mais cette fois-ci appliqué aux smartgrids, Orphée Cugat contribue au projet Harmosens2D qui permet de mieux mesurer le courant haute tension par la résolution de problèmes inverses, et dont la licence est en cours de négociation suite avec des industriels.

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  • Livio De Luca : issu d’un programme de recherche coordonné par l’UMR CNRS/MCC Modèles et simulations pour l’Architecture et le Patrimoine (MAP), dirigée par Livio De Luca, «Pont d’Avignon 3D» réalise un bond virtuel de 400 ans dans le passé. Cette innovation interdisciplinaire d’expertises en archéologie, histoire, géomorphologie, environnement et reconstitution 3D (MAP, CEREGE, CIHAM, LA3M) redonne vie au Pont d’Avignon qui enjambe le Rhône et à ses 22 arches telles qu’elles existaient en 1350 et 1675. La base de données, un nuage composé de 6 milliards de coordonnées 3D, et de nombreuses ressources, analyses et restitutions historiques, a été licenciée à la SAS The Bridge, l’accélérateur de l’association Culture Tech. Ce projet innovant issu de la recherche publique, promeut les innovations de demain alliant défis technologiques et promotion du territoire, du patrimoine et de la culture. Passé et futur se rencontrent ici. La SATT Sud-Est a accompagné ce projet ainsi que «NUBES», première version de la plateforme web collaborative dédiée à l’architecture – devenue «AIOLI» – qui permet de décrire, analyser et cartographier des représentations 3D d’édifices historiques, et « MERCURIO », un scanner inédit pour acquérir des modèles numériques 3D d’artefacts patrimoniaux et de pièces d’art pour valoriser les réserves des musées.

 

« Le Réseau SATT se félicite du choix des lauréats, qui ont tous bénéficiés du soutien financier et humain apporté par les SATT. Cette sélection illustre l’excellence du transfert de technologies, son haut niveau de professionnalisation et la capacité des SATT à apporter un soutien efficace à l’émergence de start-ups DeepTech dont la France a tant besoin pour reconstruire son tissu économique », commente Philippe Nérin, Président du Réseau SATT.

 

>> Le communiqué de presse <<

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